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#1 Jeux d’écriture

Wattily :: Les concours :: Stimulez votre imagination
JadeGiughese
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Mar 2 Oct - 3:30


Pour ce premier « stimule ton imagination » je vous propose un petit jeu tout simple.

Je vous donne quelques infos sur un texte de maximum 500 mots à créer ainsi que 5 mots à placer dans le texte Smile

Info : Joris est informaticien depuis 2 ans. Il vit avec sa petite amie Laura. Simplement du jour au lendemain il décide de quitter son job mis aussi de quitter sa petite amie. Pour quelles raisons ?

Mots à placer : Quotidien - Écervelé - Soleil - Chat - Bleu

À vous de jouer !!


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Arwela
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Mar 2 Oct - 4:49
Alors que le soleil illuminait les longues mèches brunes de Laura, celle-ci remarquait déjà la foudre qui allait bientôt s'abattre sur son crâne. Des larmes perlaient au coin de ses yeux et la jeune femme voyait tous les maux de son cœur ruisseler le long de ses joues.
La lettre lui glissait entre les doigts au même instant où son petit-ami, maintenant devenu son ex-petit-ami, se faufilait à bord du prochain train en direction d'on ne sait où. La peur de le perdre, la tristesse de l'avoir perdu se transformaient bien trop vite en haine. La haine que cet homme ait pu l'abandonner sans donner autre motif qu'une simple feuille de papier blanc où il fût inscrit les quelques mots suivant : "Je m'en vais rejoindre mon bonheur. Adieu, J.".
La jeune écervelée, qui se tenait maintenant debout, avait encore en elle le doux espoir qu'il puisse revenir la retrouver en passant la porte d'entrée de l'appartement.
Elle contemplait, ainsi, avec prudence et méfiance les faits qui ont pu pousser son tendre amour à s'enfuir le plus loin possible de ses bras.
Cela aurait pu être à cause de son quotidien, devenu bien trop monotone pour lui, mais non, ce ne fût pas là les causes de son départ précipité. Joris était partit pour rattraper un amour soudain, fort et passionné qui n'était en aucun cas Laura. Cette fille, blonde, l'avait éblouie et frappé en plein cœur avec son regard bleu étourdissant. Sa beauté était, comme ce soleil, transperçante. Le petit-ami de Laura était tombé sur cette fille-là par hasard et en avait immédiatement oublié son bureau d'informaticien ainsi que sa relation avec une fille brune, qui attendait patiemment son retour, en vain. Cette fille, perdue et déboussolée, était assise devant cette lettre, qui marquait un tournant dans sa petite vie sans souci.
Les joues remplies de larmes et le cœur empli de peine, elle caressait sans aucune conviction le pelage de son chat, qui l'a remercié en ronronnant de bon cœur.

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Yuelia (UneOtakuRandom)
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Mar 2 Oct - 7:23
Joris regarda le ciel, pensif. Cela faisait longtemps qu'il n'en avait pas eu l'occasion, et il avait oublié à quel point ce bleu pouvait être magnifique. Il était assis au sommet d'une colline couverte d'herbe et de fleurs blanches, et le bruis relaxant du ruisseau qui coulait non loin de là l'apaisait comme le ronronnement d'un gros chat. Le soleil brillait, mais il avait quand-même froid. Il aurait presque pu s'endormir là, si son esprit tourmenté arrêtait de ressasser en boucles les mêmes idées noires.

Depuis qu'il travaillait comme informaticien, il passait le plus clair de son quotidien devant son ordinateur, au grand dépit de sa petite-amie, Laura. Celle-ci n'arrêtait pas de lui rappeler qu'elle avait besoin d'attention, aussi. Malheureusement, l'idiot écervelé qu'il était n'avait pas réussi à concilier travail et vie de couple. C'est pour ça qu'après une longue et dure réflexion, ils avaient décidé d'un commun accord de se séparer. Ils étaient tous deux arrivés à la même conclusion : ils n'étaient pas faits pour être ensemble.

Ça l'avait vraiment affecté, bien plus qu'il ne voulait le montrer. Ça l'avais tellement affecté qu'il n'avais pu s'empêcher de se réfugier dans le bar le plus proche, et de commander au serveur quelque chose à boire. Il voulait oublier. Alors il avait enchaîné verre sur verre, malgré les conseils et les avertissements du barman. Et puis, finalement, il avait écouté ce brave homme, payé ce qu'il devait, et était sorti de l'établissement.

Il n'était plus très sobre, mais de toute façon, ça ne l'importait pas. Il ne devait pas prendre la voiture, son appartement n'était qu'à quelques minutes à pied de là où il était. Tout irait bien, il ne risquait pas de provoquer d'accident. La seule chose qu'il craignait était justement de devoir rentrer à pied. En ce mois de janvier, la température était glaciale. Mais il n'avait pas le choix.

Il s'en alla donc d'un pas tremblant et titubant, essayant tant bien que mal de ne pas s'étaler de tout son long sur le trottoir. Malgré son esprit troublé, il continua de marcher plus ou moins droit, et finit par atteindre la rue où il habitait. Pris d'un soudain haut-le-cœur, il s'agrippa au premier objet qu'il pu trouver, un lampadaire. Il pris quelques instants pour respirer, et tenter de faire partir les points noirs dansant devant ses yeux.

Il ne se sentait vraiment pas bien, il avait la nausée, très mal à la tête, les jambes en coton, et la gorge sèche. C'est à ce moment qu'il regretta d'avoir bu à ce point. Il aurait sans doute dû faire plus attention, mais poussé par la douleur et les regrets, il avait littéralement fait n'importe quoi. C'était sûrement la pire idée de sa vie... Cette journée et toutes les actions qu'elle contenait étaient les pires de sa vie. Il en était absolument sûr et certain.

Toujours absorbé dans ses pensées, il lâcha le lampadaire, et fit quelques pas d'une démarche incertaine. Tellement incertaine qu'il trébucha, et tomba, ne pouvant se rattraper à temps. Étendu par terre, le corps déjà à moitié engourdi. Sa vision se flouta, ses membres ne lui répondaient plus.

Le lendemain, dans les journaux, on pouvait lire ces mots en faits divers :

"Joris Villier, 34 ans, informaticien, décédé ce 13 janvier dans la rue de son immeuble, vers une heure du matin. Il serait de toute évidence mort de froid."
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Wyatt L. King
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Mar 2 Oct - 11:30
Joris tremblait comme une feuille sur son canapé. C’était les nerfs, il les imaginaient lentement rongés par la caféine comme du caoutchouc par des vapeurs acides. Il étouffait, mais en portant les mains à sa cravate, il put à peine l’attraper.
Devant lui, Laura faisait les cents pas. Rien qu’à sa façon de marcher, il savait qu’elle était furieuse. Il avait prit l’habitude de reconnaitre sa colère juste au son, aux portes qui claquaient, même au tintement de ses clés quand elle les faisaient tourner dans la porte.
Dans le salon pesait un silence de plomb, seulement perturbé par les pas de Laura en boucle sur le tapis bleu, et le plic plic insupportable du robinet mal fermé de la cuisine.

— C’est une blague. C’est une blague c’est ça ?

Ce n’était pas une blague, il n’y avait rien de drôle. Joris passa la main sur son visage sans trouver assez vite quoi répondre.

Démissionner ? Mais tu vas faire quoi ?

Il ouvrit la bouche, il avait peut-être trouvé quoi dire, mais Laura ne le laissa pas faire :

— Tu va faire quoi ? Être au chômage ? Je crois pas, non.

La voix de Joris s’étouffa dans sa gorge.
Le plic plic du robinet dans la cuisine revint, comme Laura ne répliqua pas tout de suite. Elle serait comme une vague, un silence comme ça n’était que le temps qu’elle prenait pour se retirer, pour mieux frapper.
Elle était exactement comme ses boss. La charge de travail, le stress quotidien comme seule compagnie, il avait enfin réussi à quitter tout ça. Il tremblait nerveusement. Les cris de Laura l’empêchaient de réfléchir.

— Oh mais arrête ! T’es fatigué au boulot ? Dors la nuit ! T’es “angoissé” ? Prends un bain de soleil ! Arrête de t’apitoyer sur toi-même !

Joris ne pouvait plus vivre comme ça. Il n’y avait pas que la caféine qui rongeait lentement ses nerfs.

— Tu devrais partir, souffla-t-il.
Excuse-moi ?!

Il tremblait plus à chaque seconde. Comme un robot sur vibreur, une machine à programmer écervelée et parfaite.
Le plic plic semblait de plus en plus assourdissant chaque seconde.
Il avala sa salive :

— C’est fini.

Laura lui lança le combiné du fixe au visage, si brusquement que Joris n’eut pas le temps de se protéger. Il y eut un peu de sang. Il ne pouvait plus vivre comme ça.
Il tremblait tant qu’il put à peine se lever. Pourtant, il ramassa le téléphone, et il le jeta lui aussi

C’est fini, Laura !

Le téléphone alla se briser dans la télé. Le verre noir explosa. Puis plus rien, juste le plic plic plic.
Laura attrapa sa veste.

— Tu vas me le payer, feula-t-elle comme un chat.

Joris avait déjà payé. Il arrêtait les frais. En quelque pas, Laura fut dans l’entrée. Elle claqua la porte et ce fut comme si elle n’était jamais rentrée.
Elle ne rentrerait plus.

Dans le silence qui retentissait maintenant, Joris put enfin respirer. Il alla à la cuisine se rincer le visage.
Puis ferma le robinet.
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